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Quand le bio s’engage pour l’agroécologie : l'exemple de la marque Soy
Depuis plus de 40 ans, SOY fait partie des pionniers de l’alimentation végétale en France. Mais derrière les produits que l’on retrouve dans nos assiettes, il y a aussi une histoire de filières agricoles, de partenariats avec les agriculteurs et d’engagement pour une agriculture toujours plus durable.
Aujourd’hui, SOY poursuit cette démarche avec un objectif clair : développer des filières bio françaises et accompagner progressivement ses partenaires agricoles dans leur transition vers l’agroécologie.
L’aventure SOY débute en 1982, avec le lancement du tofu et l’aménagement d’un atelier pour fabriquer et commercialiser du tofu 100 % français. À l’époque, l’objectif est déjà de rendre l’alimentation végétale plus accessible et de proposer des alternatives fabriquées en France.
Quelques années plus tard, SOY développe de nouveaux produits végétaux : galettes, Tofinelles, Soyciss’ ou encore la première boisson végétale au soja BIOSOY.
En 1993, l’entreprise s’installe à Revel, au cœur du Sud-Ouest, pour se rapprocher des champs de soja bio. Une implantation qui va renforcer son engagement pour une production française et locale.
Puis, en 1999, SOY participe à la création de la première filière européenne de soja bio sans OGM à Revel. Plus de 250 agriculteurs, semenciers et stockeurs sont alors associés à ce projet pilote.
Une histoire qui explique en partie l’importance accordée aujourd’hui par la marque à la construction de filières agricoles solides et durables.
Pour SOY, l’engagement ne s’arrête pas au fait de proposer des produits 100 % bio. La marque travaille également à faire évoluer les pratiques agricoles de ses filières d’approvisionnement.
L’objectif est de développer des filières bio, françaises et toujours plus agroécologiques, tout en accompagnant les agriculteurs dans cette transition.
Aujourd’hui, SOY travaille notamment autour de six filières : soja du Sud-Ouest, huile de tournesol, farine de blé, boulgour de blé, quinoa et kasha, avec quatre filières déjà structurées et deux en construction.
Cette démarche repose notamment sur une meilleure connaissance des modes de production, une traçabilité maîtrisée et des relations de long terme avec les partenaires agricoles.
La transition vers des pratiques agricoles plus durables demande du temps, des investissements et parfois de faire évoluer les habitudes de production.
Pour accompagner ses partenaires, SOY met donc en place des contrats de trois ans, permettant de donner davantage de visibilité aux agriculteurs et de leur permettre d’investir dans leurs exploitations.
Les volumes sont contractualisés en amont et les prix sont garantis, puis révisés chaque année en fonction des indicateurs de marché et des charges des exploitations. Des primes supplémentaires peuvent également être prévues pour compenser certains efforts ou pertes de rendement liés aux exigences de qualité.
L'idée est simple : faire évoluer les pratiques agricoles tout en construisant une relation équilibrée avec celles et ceux qui font vivre les filières.
Le soja occupe une place particulière dans l'histoire de SOY. Aujourd’hui, la marque s’appuie sur une filière de soja bio du Sud-Ouest et équitable, réunissant une centaine d’agriculteurs dans un rayon d’environ 200 km autour de Revel.
La filière couvre plusieurs départements du Sud-Ouest, notamment le Gers, le Tarn, le Tarn-et-Garonne, la Haute-Garonne, le Lot-et-Garonne, les Landes et les Hautes-Pyrénées.
Elle repose sur un contrat tripartite et triannuel entre SOY, la coopérative et BioPartenaire, avec des engagements sur les volumes, des prix rémunérateurs tout au long de la filière et une cotisation destinée à financer des projets de développement choisis avec les agriculteurs.
La démarche intègre également des critères environnementaux, sociaux et sociétaux, ainsi qu’une certification tierce par Ecocert selon le référentiel FiABLE.
SOY ne souhaite pas s’arrêter là. La marque s’est fixé un objectif ambitieux : parvenir à 100 % de ses six filières bio et françaises cultivées en agroécologie d’ici 2030.
Pour y parvenir, des conventions agroécologiques de trois ans sont mises en place avec les agriculteurs et les coopératives. Une prime agroécologique fixe est versée chaque année en fonction de l’ingrédient et du volume acheté.
Les agriculteurs sont également accompagnés dans leur progression par le PADV, un tiers de confiance qui suit et évalue chaque année l’évolution des exploitations.
Une façon de transformer l’engagement en actions concrètes, directement au cœur des filières.
Chez SOY, l’agroécologie s'inscrit finalement dans une démarche plus large : mieux produire, mieux rémunérer et mieux valoriser les matières premières françaises, tout en continuant à développer une alimentation plus végétale. Et parce qu’une transition agricole se construit dans la durée, SOY choisit de travailler avec ses partenaires sur le long terme, pour avancer progressivement vers des pratiques toujours plus durables.
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